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Production de légumes biologiques

Christian Icard

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Nos pratiques

Pourquoi la bio?

  • Parce que c'est le mode de production le plus respectueux de l'environnement, de l'agriculteur et du consommateur. Ni pesticides de synthèse, ni engrais minéraux : il s'agit probablement là des règles les plus connues de la règlementation bio. La pratique bio est en effet encadrée par une règlementation précise et repose sur l'application d'un cahier des charges européen. Les producteurs sont contrôlés par des organismes certificateurs indépendants. Notre production est ainsi certifiée par Bureau Veritas Qualité France.
  • Parce que, de façon plus générale, nous partageons pleinement l'état d'esprit de Pascal Pigneret (maraîcher bio dans le 71) tel qu'il est dévoilé sur son site, sous la rubrique "pourquoi/comment la bio". Pour le découvrir, cliquez ici.

Notre approche technique

Produire en agriculture biologique nécessite d'utiliser des techniques et des connaissances particulières. Par exemple :

  • Connaître et reconnaître les insectes pour distinguer les ravageurs, les "auxiliaires" (ceux qui "travaillent" pour l'agriculteur, c'est-à-dire les ennemis naturels des ravageurs) et les neutres. Il s'agit ensuite de favoriser l'installation de ces auxiliaires, soit en les introduisant directement dans les cultures (on pratique alors des "lâchers d'auxiliaires"), soit en aménageant les abords des cultures avec des végétaux connus pour héberger des auxiliaires.

  • Connaître les principes de base du fonctionnement d'un sol, notamment le rôle de la vie microbienne dans la mise à disposition des éléments nutritifs de la plante, nécessaires à son bon développement.
    Concrètement, cela signifie créer des conditions favorables à l'activité de certains organismes microbiens présents dans le sol, soit en apportant de la matière organique (le carbone qu'elle contient va en effet "nourrir "ces microbes); c'est pour cette raison qu'on dit souvent qu'en bio, "on nourrit le sol pour nourrir la plante", soit en travaillant le sol de façon à ce qu'il soit bien aéré et bien drainé, ce qui permet également de créer les conditions d'un bon développement des racines.
    Pour en savoir plus, un article intéressant de Xavier Salducci : cliquez ici pour le télécharger.
  • Maîtriser l'enherbement : pas d'herbicides en bio ! il faut donc utiliser des techniques de désherbage mécanique ou thermique, selon les cultures. Sans oublier, dans la grande majorité des cas, le désherbage manuel !!!
    Exemples: binage des salades de plein champ, paillage plastique sur melon, occultation pour les carottes, binette et vélo sarcleur.
  • Travailler le sol en planches permanentes (buttes) : il s'agit d'une technique introduite en France depuis une douzaine d'années. Comme son nom l'indique, elle consiste à maintenir des planches de cultures en place tout au long de l'année. Ce qui fait que les roues du tracteur passent toujours au même endroit (zone tassée) alors que la partie cultivée (la planche), elle, n'est jamais tassée. D'où une amélioration notable de la qualité agronomique du sol (meilleure aération, terre plus meuble) et donc, des conditions de culture...
    Pour en savoir plus, une synthèse de travaux sur les planches permanentes : cliquez ici pour la télécharger.
    Pour travailler en planches permanentes, il faut cependant des outils adaptés. C'est l'un des axes forts de notre technique : l'utilisation d'outils auto-construits au cours de formations organisées par l'ADABio Autoconstruction. Chaque outil remplit une fonction particulière de préparation du sol. Au-delà du simple aspect technique, c'est aussi la démarche qui nous a séduits : car ces formations permettent bien sûr de s'approprier un savoir faire, mais également d'échanger avec des agriculteurs de tous horizons. Pour nous, c'est la meilleure idée des dix dernières années ! On la doit à un producteur de l'Isère (concepteur et créateur des outils) et une structure énergique et pragmatique (l'ADABio Autoconstruction). Enfin, sur le plan économique, cela permet d'avoir trois outils très performants et adaptés à nos pratiques pour le prix d'un seul dans le commerce. Ce qui est un avantage non négligeable lorsque l'on s'installe en agriculture…

Notons que ces connaissances et techniques ne sont pas "réservées" à l'agriculture biologique. Mais elles sont essentielles à l'agriculteur bio pour qui il ne peut exister une solution à chaque problème (exemple: un pesticide contre une maladie) mais plutôt un ensemble de conditions à créer pour prévenir, voire remédier à une difficulté.

En résumé, produire en agriculture biologique, c'est observer la plante dans son environnement et créer les conditions de la réussite de la culture.
Et bien sûr, les connaissances techniques s'entretiennent, s'améliorent, se développent. Nous y veillons, notamment à travers nos relations avec la SERAILet leCtifl.